Vous voulez rire ! par Eric BRUNET

De Fidèles sarkozystes de l’UMP Hollande-Bashing ?

Vous voulez rire ! par Eric BRUNET

Comme pour s’excuser des traitements qu’ils infligèrent à Sarkozy pendant cinq années, les éditocrates de gauche et la presse dans son ensemble répètent à l’envi qu’ils font aujourd’hui subir à Hollande le même sort. Une façon de se faire passer pour des plumitifs honnêtes, sachant taper un jour à droite, et l’autre à gauche. CQFD ! Seuls quelques ahuris ont eu le mauvais goût d’avaler cet argument indigent. Car rien, dans ce Hollande-bashing, dans sa nature et dans son intensité, n’est comparable à ce qu’endura durant cinq années Nicolas Sarkozy. Souvenons-nous, avant « Flamby », il y eut : « Nicolas le petit », « Crétin le bref », « le voyou de la République », « Supermenteur », « Le Gnome à talonnettes », « Le président Star Ac », « Nicolas 1er », « Le Napoléon de Neuilly », « Le tout à l’égo », « Carlito »… Avant les quelques couvertures qui s’interrogent aujourd’hui sur la politique de Hollande, il y eu un déferlement d’une toute autre intensité. Le Nouvel Obs : « La tragédie de Sarkozy » ; « Pourquoi est-il si nul ? » ; « A-t-il déjà perdu ? » ; « Cet homme est-il dangereux ? », ou encore, à l’automne 2011 : « Les coulisses d’une fin de règne ». L’Express : « Le président qui fait pschitt » ; « Les copains d’abord ». Le Point : « Est-il si nul ? », « Un parfum de fin de règne ». Marianne dont le cœur de métier, la spécialité incontestée fut la couverture sarkophobe violente et racoleuse : « le voyou de la République », « Aujourd’hui K.O, demain out », « Carla, la Pompadour de l’Élysée », « Le boulet : et si même la droite n’en voulait plus ? »… Libération, le 29 septembre 2011, sept mois avant l’élection présidentielle, qui publia les photos de sept personnalités de droite. Façon cliché anthropométrique Bertillon. Sept photos de proches de Sarko, prises « façon gangster », barrées d’un cartouche noir sur lequel était inscrit « convoqué », « mis en examen », « vers une mise en examen ». Titre de Libé : « La chute des hommes du Président ». Et un peu plus loin « le système Sarkozy en ruines ». La plupart des protagonistes n’étaient même pas mis en examen et ne le sont toujours pas… Pendant cinq ans, les journalistes se sont régalés. Aucune trêve, aucun état de grâce. Cinq années de détestation savamment entretenue. Au lendemain de la naissance de la fille du couple présidentiel, Giulia, le 19 octobre 2011, la presse aurait pu desserrer l’étau deux ou trois jours. Non, perfide, elle fit même fuiter quelques bobards : – Ils ont programmé la grossesse pour que le bébé naisse au début de la campagne électorale. – Si Sarkozy est parti en Allemagne rencontrer Angela Merkel juste avant la naissance de sa fille, c’était pour nous faire le coup de « je travaille tellement pour la France que je n’ai pas pu être aux côtés de ma femme pour la naissance de notre bébé ». Faut-il rappeler les attaques portant sur la taille, le cheveu crépu, le nez busqué, sur la différence de taille avec Carla, la « gémellité » avec Berlusconi ? Se souviennent-ils, ceux qui s’effraient du Hollande bashing, du jour où Edwy Plenel, patron médiatique de Mediapart, vindicatif atrabilaire, ex-trotskyste de la LCR – donc à ce titre tout à fait qualifié pour jouer es garde fous de la démocratie –, qualifia le président de « délinquant constitutionnel ». Ont-ils encore en mémoire le très feutré Alain Duhamel déclarant, dans les colonnes de Libération, le 16 septembre 2011 : « Nicolas Sarkozy est devenu l’homme le plus détesté de France, le président le plus honni de la Ve République ». Et Emmanuel Todd, qui s’écria sur le plateau de « Ce soir ou jamais » : « Il y a quelque chose de très grave, c’est le genre de président qu’on a. Je suis désolé d’avoir ce machin à la tête de l’État… » Dans sa lancée, Todd accusera même Sarkozy de « travailler contre la Constitution » et invoquera la destitution du Président de la République ! Nicolas Sarkozy a connu le bashing, le vrai. Pendant cinq années, il a été successivement le Président ultralibéral, le Président bling bling, le Président des riches, le président vulgaire, le Président des mallettes, le Président des fadettes, le Président qui a désacralisé la fonction présidentielle. Si on les prend une à une, chacune de ces vérités subjectives est contestable. Mais qu’importe, elles furent si réitérées, si solidement implémentées dans les cerveaux français, qu’encore aujourd’hui, elles sont unanimement admises. Nicolas Sarkozy a connu un bashing irrationnel, arbitraire et permanent. François Hollande lui, essuie des critiques fondées sur des jugements étayés, des arguties rationnelles. Elles sont parfois sévères, c’est vrai. Mais elles concernent sa politique et son mode de gouvernance. Rien de plus NC

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