La seule solution pour sauver notre pauvre pays : la révolution !

Je suis pourtant un partisan de l’ordre, ce que ce titre semble contredire ! Mais la contradiction n’est qu’apparente ! J’appartiens comme tant d’autres aux « suffisamment riche pour survivre en France, mais trop pauvre pour s’enfuir », donc à ce qu’on nommera la classe moyenne aisée.
J’ai vécu l’élection du 6 mai dernier comme un drame annoncé pour notre pays ; d’abord parce que j’appartiens à une génération qui se souvient des méfaits de l’infâme mitteux-rand mais aussi de Jospin et de l’inénarrable dame des 35 heures ! Nous continuons de les subir !
Mais aussi, parce que depuis la dernière élection, j’entends autour de moi tant de déçus qui de bonne foi ont voté, non « pour » Démagopoulos Ier mais bien « contre » Sarkozy que je ne peux m’empêcher de me remémorer 1981 où, de la même façon, on avait voté « contre » Giscard d’Estaing ; on connaît la suite !
Simplement, grosse différence, en mai 1981, la France était encore un pays riche, peu endetté, dans lequel on ne dénombrait encore « que » 2 millions de chômeurs, dix fois moins d’immigrés qu’aujourd’hui, pas de roms et pas ou presque de problèmes d’incivilités, irrespect des forces de l’ordre ou des enseignants, crimes gratuits ou crapuleux …
Deux ans avaient alors été nécessaires pour que décillent ceux qui avaient amené la gauche au pouvoir et ce n’est qu’en 1983 que les réalités avaient rattrapé les rêveurs à la rose ! A présent, il en est tout autrement et la politique menée depuis le « non-évènement » du 6 mai laisse entrevoir à quel déni des réalités on se trouve confronté !
Notre pays est ruiné, nos institutions figées, sclérosées par ceux en place, qui ne veulent pour rien au monde, faire le moindre effort, parlementaires, fonctionnaires territoriaux ou d’Etat, hospitaliers, institutions à l’utilité contestée comme le Conseil Economique Social et Environnemental, refuge lucratif de tous les « camarades » syndicalistes ou prétendus écolos, associations de toutes obédiences trop souvent constituées par seul opportunisme économique pour profiter de la générosité coupable de pouvoirs publics laxistes, sans parler de la stratification d’échelons, qu’il s’agisse de la pyramide des collectivités territoriales ou de leurs élus surnuméraires…Que dire encore du nombre impressionnant de politiques – de tous bords – dont les noms ont émaillé les rubriques des faits divers et des prétoires et dont les délits passent ensuite dans le plus profond oubli, les balkany ou harlem désir pour ne citer qu’eux alors que tout fait de cette nature devrait entraîner une interdiction à vie !
Et que dire encore de la lâcheté coupable des politiques de tous bords qui se sont succédé depuis près de 40 ans ? Le pillage organisé de la France à nos dépens dure depuis tant d’années qu’il a pris une tournure institutionnelle, à un point tel que tous ont des placards entiers de « cadavres » ou de « clients » au sens le plus romain du terme à se jeter à la figure !
Les plus âgés se souviendront probablement de Michel Rocard remercié en 1990 par mitteux-rand pour avoir osé « commettre » un livre blanc sur la réforme des retraites : moralité ? plus de 25 ans perdus ! Ou de la ténacité d’Alain Juppé qui n’a cédé au bout de trois semaines face aux grandes grèves de la fin 1995 que par la lâcheté de chirac ? Ou même d’un Jospin qui reconnaissait à son corps défendant qu »‘on ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde », ce que manifestement ses successeurs ont perdu de vue !
Et qui donc a oublié les centaines de milliers d’emplois perdus par l’attitude inconsciente et jusqu’au-boutiste des syndicats et de leurs dirigeants et avant tout, de la CGT ? on s’expliquera peut-être mieux l’intérêt personnel de ceux-ci à la (dé)faveur de ses nouveaux et actuels démêlés devant la juridiction correctionnelle dans la gestion hautement discutable des centaines de millions d’euros des comités d’entreprise de EDF et Suez-GDF ? Et comment d’ailleurs ne pas rester coi devant l’inconscience des politiques qui un jour ont basé les subsides de ces CE sur le chiffre d’affaires de ces entreprises et non pas sur leurs résultats ?

Il faut se faire une raison : nul ne pourra réformer la France dans la paix de la démocratie, ni par le dialogue social ! Dans ce pays sans courage politique, où chacun n’envisage de changement que pour la situation de son voisin, la moitié de la population ne paye pas l’impôt sur le revenu, fondement d’un civisme élémentaire, 1/4 improductif des travailleurs – la fonction publique ou assimilés – n’est rémunéré que par l’impôt acquitté majoritairement par les autres, des allocations de toutes sortes à commencer par le chômage trop généreusement et trop longtemps octroyé découragent trop de ses récipiendaires de tout effort et on peut les comprendre, ce n’est pas eux qu’il faut blâmer d’en profiter mais un système imbécile et gaspilleur de la richesse nationale, des allocations-braguette déversées sans contrôle ni pour la plupart fiscalisation d’aucune sorte à commencer par les allocations familiales, versées en numéraire quand elles devraient l’être en nature et ne pas favoriser une procréation soit inventée soit incontrôlée et qui au pire sera jouée ou bue à peine perçue ! Et que dire à présent de l’AME et autres générosités envers toute la misère du monde …sans parler des comportements individuels, qu’il s’agisse des dépenses d’un « président prétendument normal » ou des petits arrangements de madame duflot avec sa conscience politique ou encore du « poste » bien confortable réservé à madame bartolone ?
Tous les bienheureux récipiendaires de cette générosité criminelle ne sont donc pas à compter parmi les candidats aux réformes, sauf exceptions dont l’honnêteté le disputerait à la rareté ! Comment dès lors imaginer que puisse se dégager un consensus, aussi faible soit-il, pour entreprendre des réformes qui nécessiteraient courage et autorité pour s’imposer ?
Et d’ailleurs, on ne doit pas à titre principal compter sur la gauche pour prendre une telle initiative puisque c’est bien des rangs de tous les profiteurs du système que sont sortis les électeurs de Démagopoulos Ier ! Autant dire qu’ils ne sont assurément pas disposés à scier la branche mais tout au contraire à profiter du système bien au chaud aussi longtemps qu’on n’aura pas assez secoué l’arbre !
Qui pourrait froidement envisager une révolution, ou pire, une guerre civile ? Comme vous sans doute, je suis le premier conscient de ce que j’y ai à titre personnel certainement plus à perdre qu’à y gagner ! A n’en pas douter, nous y laisserons des plumes et le coût d’un tel évènement sera probablement élevé, d’abord économiquement, peut-être même en pertes humaines si l’on se réfère à des précédents historiques ! Mais d’un autre côté, a-t-on le droit d’être assez inconscient ou suicidaire pour sacrifier délibérément et en conscience l’avenir de nos enfants ou petits-enfants en laissant se perpétuer plus longtemps ce que la France subit du fait de sa lâcheté depuis tant d’années ?
Il nous faudra bien un jour payer les pots cassés par toute cette lâcheté politique accumulée depuis tant d’années et plus le temps aura coulé et plus salée sera la note ! Alors, si ce doit être le prix à payer, payons-le, mais hâtons-nous, le temps presse et chaque jour qui passe voit s’accroître la gabegie et la ruine de notre pauvre pays exsangue ! Alors, à la rue de s’exprimer désormais ! Professionnels libéraux, petits patrons, salariés du privé, retraités, déçus et cocus d’un vote égaré et inconsidéré du 6 mai dernier, à vos fourches, à vos piques ! A la lanterne !

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