Qu’en pensez-vous ?

Un éthylotest antidémarrage pour lutter contre l’alcool au volant

Le 18/04/2011 – Maëlle Boudet

Après l’accident tragique de Chelles (Seine-et-Marne) qui a coûté la vie à une petite fille, sa mère et son oncle renversés par un chauffard ivre, le sujet de l’éthylotest antidémarrage refait surface. Prévu par la loi Loppsi 2, il pourrait à terme être imposé à toute personne déjà condamnée pour conduite en état d’ivresse. Planet.fr vous propose de réagir à cette actualité.

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L’accident mortel qui a eu lieu samedi 16 avril au soir, et qui a causé le décès d’une petite fille, de sa mère et de son oncle, a ému la France entière. Encore une fois, l’alcool au volant a été fatal.

Ce drame est l’occasion pour les médias de reparler de la prévention et de la répression de la conduite en état d’ivresse. Première cause de mortalité sur les routes, la conduite sous l’effet de l’alcool a provoqué environ 1200 décès en 2009, soit un quart des morts de la route cette année-là.

Souffler pour démarrer
Prévu dans la récente loi Loppsi 2 votée le 11 mars dernier, l’éthylotest antidémarrage pourrait être imposé pour 5 ans au maximum à toute personne déjà condamnée pour conduite en état d’ivresse dès que les textes d’application seront publiés. Désormais, l’obligation d’équiper son véhicule d’un éthylotest antidémarrage pourra être prononcée par un juge.

Ainsi, avant de pouvoir démarrer sa voiture, la personne concernée devra souffler dans l’éthylotest. Si le taux d’alcool est trop important, la voiture ne pourra pas démarrer. Si, par quelque façon que ce soit, elle arrive à démarrer sa voiture alors qu’elle a trop bu, elle s’exposera à une peine allant jusqu’à deux ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Très peu de récidive
Ce dispositif était souhaité depuis 2008 par Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur. Des tests volontaires ont même été effectués dès 2004 en Haute-Savoie, où il n’y aurait pas eu beaucoup de cas de récidive des personnes condamnées à s’équiper de l’éthylotest antidémarrage. Selon la Prévention routière de Haute-Savoie, « le taux de récidive est de 4 à 5 fois inférieur à celui qui a été enregistré pour des personnes ayant fait l’objet de sanctions classiques » (explications dans ce reportage de France 2 datant de 2008).

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2010, les autocars nouvellement mis en circulation et destinés à transporter des enfants doivent être équipés de ce système. D’ici le 1er septembre 2015, tous les véhicules de transport en commun devront également en être équipés.

Installé sur quelques véhicules en série
La pose d’un tel équipement dans l’automobile d’un condamné devrait coûter la coquette somme de 1200 euros, à la charge du contrevenant. Parallèlement, quelques véhicules de série disposent d’un éthylotest antidémarrage, pour la sécurité du conducteur, des passagers et des autres usagers de la route. Le constructeur Volvo a été le premier à tester son Alcoguard. Saab a ensuite créé son Alcokey, suivi par Nissan.

Et vous, qu’en pensez-vous ? L’installation d’éthylotest antidémarrage peut-elle être efficace ? Comment être sûr que la personne qui souffle est celle qui va conduire ? A 1200 euros pièce, n’y a-t-il pas de solution moins coûteuse ? Les campagnes de communication peuvent-elles suffire ? Faut-il plutôt augmenter les contrôles sur les routes et les peines prononcées par les tribunaux ? Planet.fr vous offre la possibilité de réagir à cette information en cliquant sur ce lien.

© MaxPPP

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