ALSACE

Culture de l’Alsace

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Maisons à colombage à Colmar

Pittoresque, l’Alsace connaît une tradition aussi vivante qu’authentique. Ses maisons à colombage et aux toits pentus confèrent aux villes et villages un côté enchanteur.

Sa langue, l’alsacien, transmise de génération en génération et encore très présente aujourd’hui, atteste de la singularité de la région et de la volonté de ses habitants de pérenniser ses coutumes.

L’Alsace est une terre de fête. Aux festivités nationales s’ajoutent de nombreuses manifestations locales, célébrées avec ferveur. L’alsacien aime à se réunir en famille dans une ambiance joyeuse.

Dans les villages, le messti ou la kilbe, qui a lieu une fois par an, est la fête familiale par excellence. Après la messe puis un bon repas, petits et grands se retrouvent à la foire-kermesse. Des produits du village ou du hameau voisin sont exposés par les artisans. Les réjouissances se terminent par un bal. Le folklore, vivant, se manifeste lors de ces festivités locales. Costumes, musiques et danses traditionnelles sont de mise.

Sommaire

Gastronomie [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Gastronomie alsacienne.

Choucroute garnie

Un verre de Vin blanc

Baeckeoffe traditionnel

Maennele, petit bonhomme brioché traditionnel de la Saint-Nicolas

L’Alsace est très connue pour son vin, sa bière et sa choucroute. Mais d’autres spécialités rappellent les bons petits plats d’autrefois. Ces mets sont à déguster dans les Winstubs, restaurants typiquement alsaciens, au cadre intime et à l’ambiance chaleureuse.

La réputation gastronomique de la région est largement fondée. Des restaurants cotés proposent des mets très raffinés comme le foie gras. On y mange bien, en qualité comme en quantité. La région est riche en produits du terroir. La production concerne essentiellement les boissons : la bière et le vin.

Florissante, la brasserie alsacienne utilise le houblon et l’orge de la plaine de Basse-Alsace. Sa production correspond à plus de la moitié des ventes françaises.

Le vignoble est présent dans une grande partie de la région. Un itinéraire a été nommé Route des Vins d’Alsace. Le vignoble d’Alsace, cultivé sur les collines sous-vosgiennes, bénéficie d’un micro-climat chaud et ensoleillé à l’origine de la grande variété de cépages. Les vins d’Alsace peuvent se consommer tout au long d’un repas.

Bien servie par les produits de son sol, la cuisine alsacienne est originale et d’une grande saveur, puisque faite à la pure graisse d’oie ou de porc. Le jambon et la saucisse de Strasbourg sont les classiques de la charcuterie alsacienne.

Les charcuteries sont souvent employées en potée. En effet, dans ce pot-au-feu, le bœuf est remplacé par du lard salé et des saucisses. Un choux blanc est ajouté aux autres légumes. La choucroute est le plat alsacien par excellence, la plus réputée étant celle cuisinée au vin d’Alsace.

Les autres incontournables sont le Baeckeoffe, à base de porc, mouton, bœuf et pommes de terre, et la tarte flambée avec fromage blanc, parfois additionné de crème, oignons et lardons. Outre cette cuisine familiale, l’Alsace produit de nombreux mets raffinés, comme le foie gras, très renommé, ou le sandre, succulent poisson.

En ce qui concerne la pâtisserie, l’Alsace compte un nombre étonnant de tartes, le Kouglof étant le gâteau traditionnel. Décembre et janvier, mois festifs donc gourmands, sont riches en spécialités pâtissières.

Le jour de la Saint-Nicolas, le 6 décembre, une multitude de petits bonshommes briochés aux yeux de raisins, appelés Maennele, envahissent les vitrines de la région. Dès cette date, les bonnes pâtissières, retranchées dans leur cuisine, confectionnent une quinzaine de variété de petits gâteaux appelés Bredele, dégustés durant les fêtes de Noël.

Le petit déjeuner de l’année nouvelle est célébré avec le Stolle (Christstolle), petit pain en pâte levée, et le bretzel géant. Les festivités se terminent avec la galette des Rois, plus connue.

La Winstub, littéralement pièce à vin, restitue le mieux l’art de vivre alsacien. À l’origine, il s’agit d’une salle ouverte au public permettant aux propriétaires, les producteurs, d’écouler le surplus de leur production viticole. Le vin est servi en pichet toute la journée, accompagné de petits plats simples.

Aujourd’hui, la winstub est le restaurant typiquement alsacien, par son esprit terroir et bistrot. On y retrouve les saveurs d’autrefois, les petits plats tels que les galettes de pommes de terre et les quenelles de foie ou le Baeckeoffe et la choucroute, plus riches. On y mange au coude à coude sur des tables en bois recouvertes de nappes à carreaux rouges. La winstub est un lieu où l’on prend encore le temps de vivre.

Les repas s’attardent souvent autour d’un Stammtisch : autour d’une table, les habitués viennent refaire le monde. Autrefois, certaines winstubs étaient le lieu de prédilection des artistes. Ils y discutaient, récitaient des poèmes ou jouaient de la guitare.

Les brasseries sont surtout prospères à partir du XVIIIe siècle. À l’époque, ce sont les fabriques mêmes qui sont installées dans la cité strasbourgeoise. Des bâtiments annexes y permettent la dégustation. D’abord lugubres et fréquentées par des gens « avertis », les brasseries s’ouvrent à un public plus large. Elles adoptent le style des brasseries bavaroises et accueillent des orchestres. Chaque établissement a sa clientèle, qui varie selon la catégorie sociale et la tendance politique.

De nos jours, peu de grandes brasseries subsistent à Strasbourg, cédant la place aux Bierstubs, au cadre plus intime.

Bref, la véritable nature de la gastronomie alsacienne est d’être gourmande!

Langue [modifier]

L’alsacien est toujours largement utilisé et reste une véritable langue véhiculaire, même si son usage est de moins en moins large, surtout en ville. Ce parler original n’est ni de l’allemand, ni du français, mais bien de l’allemand supérieur. Il est issu plus précisément du groupe alémanique parlé en Alsace centrale, comme dans le pays de Bade voisin et la Suisse allemande limitrophe.

La frontière linguistique qui le sépare du français ne correspond ni à la route des Crêtes des Vosges, ni à des limites départementales. Ainsi certaines vallées du versant alsacien des Vosges ont depuis des siècles une culture romane, supportée par une langue aujourd’hui en voie de disparition : le welche.

Au cours des alternances politiques qui ont attaché l’Alsace à la France ou à l’Allemagne, le français et l’allemand ont, à côté de ce parler traditionnel, tour à tour, bénéficié d’un régime de faveur étant souvent enseignés et imposés de manière à éliminer l’alsacien, assimilé à la langue du pays vaincu.

L’alsacien provient des Alamans, peuples germaniques ayant envahi la région en 406 lors des invasions barbares dans l’Empire Romain.

Architecture traditionnelle [modifier]

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La maison à colombage, constituée d’une structure en bois démontable (assimilant ainsi traditionnellement ce type de bâtiment à un bien meuble) et de remplissages en torchis, est un des symboles de l’Alsace. Si le mode de couverture traditionnel est la tuile en écaille (dite Biberschwánz, soit « queue de castor », en raison de sa forme), il a souvent été remplacé par l’emploi, moins coûteux et plus pratique, de la tuile mécanique inventée au XIXe siècle par Gillardoni à Altkirch.

Costume traditionnel [modifier]

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Photographie d’Adolphe Braun (années 1870)

Le costume masculin [modifier]

C’est le costume traditionnel de la région de Strasbourg avec ses harmonies de couleurs qui donne un éclat certain à nos prestations, ce costume est celui de fête. Ce costume est particulièrement caractéristique, il comporte environ 70 boutons dorés, plus ou moins selon la richesse de celui qui le porte.

  • chapeau à larges bords en feutre noir
  • pantalon noir garni de 5 boutons dorés du côté extérieur
  • veste noire garnie de boutons dorés
  • gilet rouge croisé
  • chemise blanche avec un galon noir noué au cou

Le costume féminin [modifier]

Celui-ci est beaucoup plus complexe, une coiffe composée d’un bonnet noir et d’une bande de tissu de 3,60 mètres de longueur que l’on croise pour obtenir un nœud, il est cousu sur le bonnet. Il forme des pans retombant à l’arrière de la tête.

  • chemisier blanc en broderie anglaise
  • jupe avec un corselet blanc et plastron
  • tablier noir brodé par un membre du groupe
  • châle rouge vert
  • panty et jupon

Dans notre groupe, les couleurs des robes, rouge ou verte, sont présentes pour l’esthétique des figures de nos danses. Une dernière précision, sur la coiffe, la cocarde tricolore n’est pas apposée, nos danses sont purement folkloriques.

Marché de Noël [modifier]

Les premières traces des marchés de Noël remontent au XIVe siècle en Allemagne et en Alsace, sous l’appellation « Marché de Saint Nicolas ». Le premier document relatant un marché de Noël est daté de 1434 sous le règne de Frédéric II de Saxe, évoquant un « Striezelmarkt » qui a eu lieu à Dresde le lundi précédent Noël. Plus tard, la Réforme a perpétué la tradition en le rebaptisant « ChristKindlMarkt » (marché de l’Enfant Christ) pour lutter contre le culte des saints. Le marché de Noël de Strasbourg date de 1570, celui de Nuremberg de 1628.

Au XIXe siècle, le ChristKindelsmarkt se tenait au Frohnhof (place aux corvées) entre la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, le palais des Rohan de Strasbourg et le musée de l’Œuvre Notre-Dame (actuelle place du château) et avait lieu lieu 8 jours avant Noël et jusqu’à la messe de minuit.

Un important renouveau, considéré comme commercial, a eu lieu au milieu des années 1990. De nombreuses villes en Europe ont instauré leur propre marché de Noël avec des chalets et parfois des attractions.

Musique [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Musique alsacienne.

D’Albert Schweitzer à Roger Siffer, la musique alsacienne présente un large éventail. Fortement liée aux autres musiques germaniques (ou alémaniques), la musique folklorique se présente aujourd’hui surtout sous la forme d’ensembles de cuivres jouant de la Bloosmusik lors des festivités locales.

Filmographie [modifier]

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